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Les restaurants refusent des clients à cause du manque d'employés


Les restaurants refusent des clients à cause du manque d\'employés
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Clients refusés pour manque d'effectif

La section des métiers et des industries de l'hôtellerie s'inquiète. Depuis la fin de la crise sanitaire due au Covid, les hôtels et restaurants du département peinent à trouver des employés. Au point que des établissements doivent renoncer à certaines de leurs prestations.

La situation est préoccupante, à en croire Jean-Jacques Better. Le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie dans le Haut-Rhin (Umih 68) déplore de fortes difficultés pour accueillir la clientèle. En cause : un manque de main-d’œuvre.

Les candidatures dans plusieurs métiers nécessaires pour faire fonctionner les hôtels et restaurants ne pleuvent plus. Une situation paradoxale dans ce département, lui-même situé dans une région où plusieurs restaurateurs ont pourtant reçu dernièrement des distinctions. Des récompenses qui amènent beaucoup de clients.

Celui qui est aussi propriétaire de l'hôtel "La vallée noble" à Soultzmatt (Haut-Rhin), depuis 32 ans, s'inquiète. Témoignage.

Manque de vocations et changement de mentalités

"On avait déjà des problèmes avant Covid, mais après ça s'est amplifié. À tous les niveaux, le recrutement est difficile : aussi bien pour la femme de chambre, que pour le réceptionniste, le plongeur, le serveur ou encore, le cuisinier", débute Jean-Jacques Better. Depuis la fin de la crise sanitaire, synonyme de réouverture des établissements, l'hôtelier-restaurateur ne note pas d'amélioration. "C'est vraiment après le Covid, que ça s'est dégradé fortement. J'ai un hôtel-restaurant de 60 chambres, mais on n'en loue que 40, parce que je n'ai pas de femme de ménage. Le restaurant, qui avait 60 couverts, n'en fait plus que 40. Nous ne faisons plus que le service du soir : cela pour respecter les amplitudes horaires."

Il dit ne pas être le seul concerné : d'autres de ses confrères et consœurs sont touchés. "Beaucoup de restaurants ont fermé des services. Pour vous donner un exemple : celui qui avait deux ou trois salles, doit en fermer une. Les problèmes ont augmenté à l'après-Covid. Les gens ont voulu faire autre chose. Ils ne veulent plus forcément des contrats à durée indéterminée (CDI), mais plutôt des contrats à durée déterminée (CDD)", détaille-t-il.

La difficile recherche de solutions

L'hôtelier-restaurateur a espéré entrevoir une solution en 2022. La guerre en Ukraine a entraîné l'arrivée massive de réfugiés sur l'ensemble de la France. Certains sont venus en Alsace. "Quelques-uns ont trouvé du travail dans les hôtels et restaurants du département mais ils ne sont restés que de deux à six mois. Ils sont ensuite allés à Pôle emploi", se rappelle Jean-Jacques Better. Cet espoir n'a pas duré. "Aujourd'hui, nous n'arrivons toujours pas à trouver de personnel et nous devons réduire notre voilure d'ouverture. Comme je m'occupe aussi de l'office de tourisme, je peux observer que les touristes sont là, mais le problème, c'est que nous ne sommes plus en capacité de les accueillir, par manque de personnel."

Côté vocations, ce n'est pas ce qui manque. Pour autant, les personnes en cours de formation ne suffisent pas à répondre à la demande. "Le nombre d'apprentis est en train d'augmenter petit à petit : les jeunes viennent encore dans la profession, s'instruisent mais ce n'est pas suffisant par rapport à la demande que l'on a. On fait aussi des bacs professionnels, des BTS, pour donner la formation complète, ce qui ne correspond toujours pas au nombre de salariés qu'on devrait embaucher", se désole Jean-Jacques Botter.

Pour le responsable de l'Umih 68, "le métier était sous tension depuis des années. Avant, pour trouver une femme de chambre, c'était facile. Pôle emploi nous envoyait des candidatures mais maintenant ils n'ont plus de candidats à nous proposer. Regardez aussi dans les autres domaines, comme les vendanges : c'est le même problème. Tout l'artisanat est touché."

Au point que Jean-Jacques Better émette sa solution, pour remédier à ce problème : "Il faut baisser les droits au chômage pour que les gens soient obligés d'aller travailler. Actuellement, ils touchent autant que s'ils travaillaient."

Posté par : LESANNONCESCHR le 18/09/2023 458 vue(s)


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